L' indicible...
21/01/2010 17:47 par saga13
La vie est faite d'amour et de désillusions.
Les désillusions arrivent beaucoup plus souvent que l'amour.
Mais avoir connu l'Amour le vrai est un réconfort qui n'enlève pas l'amertume de l'avoir perdu
mais le rend plus tolérable...
Peut être ne le rencontrerai je plus jamais...
Mais j'ai connu l'amour et je ne regrette rien...
Ce rayon de soleil tant espéré, cette lumière intense au bout du tunnel....
L' éclaircie, que j'espèrais, que j'essayais d'atteindre, de toucher désésperement....
J' y suis, je sent sa chaleur, elle enfle mon coeur de bonheur, installe un sourire sur mes lèvres
et cette étincelle dans mes yeux...
L'endroit est magnifique....
Une prairie inondée de lumière, submergée d'amour....
Allongée parmis les fleurs sauvages, je sent sa main qui serre la mienne...
Je plonge dans son regard, le temps s'est arrêté... suspendu....
Il me ressemble, intérieurement, profondement.
C'est une partie de moi....
Un manque quand il n'est pas là....
Une évidence à chaque instant passé à ses côtés....
Mon Embellie, ma Vie.....mon envie.
Mon Paradis,
Il est 10h30, et je suis dans une église, devant ton cercueil.
Mon dieu, pourquoi suis-je là ?
Ah oui, tu es morte...
J'entend le curé et ces phrases toutes faites qui parle de toi, tu ne croyais pas à tous ça....
Tu croyais en la vie , tes enfants, les franches rigolades, les soirées entre amis....
Toujours un peu déconnecter du monde réel, mais une bonne mère et une amie.
Je pense à toi ...
Je vois ta fille, entre nous, ton portrait craché, qui te dédie ce petit mot d'adieu, et elle finit par...
Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai...
Oui c'est aussi ce que je ressent.
Je ne sais pas où te mène ce voyage, mais je suis tout près de toi par mes pensées....
Tu vas me manquer...
Reste ma bonne étoile " S ", à tous jamais, " s " comme " sourire ",
aux souvenirs que je garde de toi....
Les yeux fermés, les sens en éveil, le coeur ouvert, l' indicible se révèle...
L' indicible besoin de le ressentir à nouveau ,me serrer le coeur, ennivrer ma tête ...
L' indicible envie d'y croire, d' espérer qu'il puisse encore se présenter, frapper à ma porte ...
TOC, TOC, TOC.....
Je l'entend marteler dans ma poitrine, insinuer mes pensées et me faire sourire...
Révéler l'indicible sentiment, la légèreté qu'il m'inspire, l'insouciance et le désir qu'il provoque....
Le garder pour moi ou le crier au monde entier ?
Pour leur laisser entrevoir l'essence même de ce qui me fait avancer...
L'évidence d'un matin, le reflet d'un regard, la résonnance d'une pensée ou l"amorce d'une caresse....
Laissez le moi, laissez le me consumer, je veux prendre le risque d'aimer à nouveau.
Toutes ces illuminations, qui nous réchauffent le coeur
et nous font nous extasier, devant ces lumières en formes d'étoiles
accrochées à un arbre ou cet autre en formes de bougies sur un lampadaire.
Cette petite touche de mélancolie, qui nous fait regarder avec les yeux éblouis
d'un gamin.
La joie d'offrir et de recevoir des cadeaux et surtout le bonheur de faire plaisir à ceux
que l'on aime.
Retrouver son âme d'enfant en se disant qu'il serait tellement bien que ce personnage,
habillé de rouge qu' on nomme "Père-Noel", éxiste ne serait-ce que pour croire un
instant à l' incroyable....
C'est ça l'esprit de Noel, le moment ou l'on redevient cet enfant et ou on se donne
le droit de l'être...
L'amour, le partage, la joie c' est ce que j'aime dans Noel et c'est ce qui nous fait oublier
un moment les soucis, la réalité reprendra ces droits en Janvier ...
J'ai 40 ans, je suis assise à la terrasse d'un café et je déguste
tranquillement un expresso.
J' attend une amie et j' arborre un sourire, il fait beau.
Ma vie est bien remplie, j' ai un petit appartement clair et chaleureux.
Je vois régulièrement un homme avec lequel je me sent bien et avec qui je passe
de très agréables moments.
Sans rouler sur l' or, mes finances sont au beau fixe.
J' ai un cercle d' amis fidèles et je m' adonne dès que j' ai un moment
à peindre et à écrire, pour alimenter mon blog, cette activité me tient beaucoup à coeur.
Je suis heureuse, mes enfants grandissent et je pense à moi...
Et si c' était ça mon avenir...
J'ai 17 ans, je suis assise sur la pelouse devant le Lycée.
" Je passe, tu passes, nous passons...."
C'est le début du petit mot que vient de me donner une amie.
Pourtant elle est en face de moi, nous sommes tout un petit groupe,
réuni, pour les résultats du Bac.
Notre angoisse est palpable, plus de rigolade, nous n'avons jamais été
aussi sérieux...
A 17 ans, l'insousciante fait encore parti de notre privilège et un évènement qui parait
tout à fait anodin 20 ans après, avait pour nous une importance incroyable.
Une bande de copains, rassemblé dans un même combat ....
Réussir le début de notre avenir, pour réaliser nos rêves et faire aboutir nos envies.
Ce moment si intense pour nous marquait en quelque sorte le commencement de notre vie d'adulte,
nous n'avions pas seulement notre Bac, nous rentrions dans " la cour des grands".
Se fût un moment priviligié et j'ai toujours ce petit papier plié en 4 dans mon sac ....
J'aimerai parfois, avoir l' insousciance de mes 17 ans ...
Je m'enfonce, je glisse...
Je me sent engloutie, aspiréé par toute cette haine, cette rancoeur.
Je ne peux plus respirer...
Parfois une main se tend et me hisse vers le haut alors je prends une grande inspiration
et je retombe dans cette abîme de solitude , de déceptions;
Faut-il que je touche le fond pour mieux remonter ?
Mais je me bats encore pour rester à la surface.
J'ai juste ce qu'il me faut pour survivre, le minimum vital...
je ressents la vie autour de moi mais je ne la voie pas...
Je suis oppréssée !
Allez vas-y bats-toi, remontes, accroches toi à la vie.
Prends les 3 petites mains qui se tendent, serre les bien fort et refais battre ton coeur...
Fais que ces sables mouvant deviennent le béton sur lequel tu poseras ton futur .
Quel mot étrange, pour définir une femme,
mère de substitution.... mère un week-end sur 2....
mais non quoi qu'il en soit pas mère.
Pas mère de ces enfants, que l'on voit grandir,
que l'on aime, mais que l'on a pas mis au monde.
Notre rôle, se cantonne à donner de l'amour, à faire les repas
et à laver le linge de ces petites merveilles, sans plus, pas de zèle...
J'ai été "belle-mère" et je les ais aimés.
Toutefois,les liens du sang quoi qu'on en dise, ne sont pas là....
Et l'affection, qui a pu découler de toutes ces années, n'est qu'une illusion...
Nous ne sommes finalement, pas difficile à trahir ou à oublier...
Puisque Papa a trouvé, une nouvelle "belle-mère" et qu'il est bien facile de critiquer
quand tout est déja fait ...
Suis-je si facile à remplacer ...?
Le livre est ouvert, sur une nouvelle page,
feuille blanche à griffoner.
Les autres pages sont quelque part dans le cahier, écrites, présentes,
comme un retour sur le passé, qu'on peut relire à volonté....
Mais là, la page est tournée...
Vierge, sans fioritures,ni préjugés, tout est à réaliser.
Mes rêves, mes désirs, mes envies...
Mes peurs et mes doutes...
C'est le présent, mon présent, mon devenir...
Les autres pages ne sont pas éffacées, elles restent bien serrées.
A moi d'écrire la suite et d'avancer....
Même si ma main tremble un peu que l'écriture est hasardeuse et hésitante ...
La page est tournée ... je commence un nouveau cahier....